Le Judo, au cours adultes - celui qui regroupe les plus de 14 ans - pose un véritable problème aux jeunes enseignants qui n'ont pas une formation suffisante. Car l’expérience qu'ils ont acquise lors des cours dans les clubs et lors de stages régionaux - en temps qu'élèves ou compétiteurs - n'est pas suffisante. En effet il faut y associer de nombreuses connaissances pour devenir un professeur de club, puis un entraîneur.
Certes la pratique et l'exemple au sein des clubs, puis lors de stages, peuvent-être une bonne expérience - mais une formation dans les écoles fédérales des cadres (formation générale commune à tous les sports ainsi qu'une formation spécifique, propre au Judo) est indispensable.
Ce n'est pas pour rien que ces formations nécessitent maintenant le niveau du Baccalauréat, le niveau de ceinture noire deuxième dan, et une formation supplémentaire d'au moins deux ans, avec des examens (connaissances sur les premiers secours, connaissances générales ou tronc commun, connaissance pédagogiques et techniques)... et ce, pour un simple premier degré.
En effet le métier de Professeur de Judo ne s'improvise pas.
Le dérapage le plus fréquent chez les jeunes néophytes qui n'ont pas encore commencé une formation, est de reconduire des séquences vécues, sans tenir compte des niveaux du groupe qui leur est confié, ni des objectifs.
Il est pourtant évident que le contenu et l'entraînement doivent s'adapter aux âges et aux niveaux en judo, tout en donnant une cohésion au groupe. C'est tout un art.
Il est tentant d'éliminer cette notion de groupe hétérogène. Ainsi, le GR30 au club de l'NERJ, comporte 2 minimes, 4 cadets, 4 juniors, 4 seniors, et 3 vétérans. Dans chacune de ces catégories d'âges, certains élèves ne connaissent pas les bases du judo, ou ne les maîtrisent pas :
4 ceintures orange ou vertes doivent les compléter et les améliorer
6 ceintures marron ou noires doivent les perfectionner.
De plus seulement 3 élèves sur 14 peuvent intégrer l'objectif d'une compétition pour faire le point, mais seulement après
avoir acquis des bases judo suffisantes. C'est à dire, toute une base technique judo qui ne peut pas être négligée ni remplacée par une préparation physique intense. Et le
"professeur" doit sans cesse améliorer sa propre connaissance de ces bases du judo, tout en suivant la progression de ses élèves.
Mener précocément, "tambours battants" une préparation physique intense, comme dans les stages de préparation régionaux, ne peut que
tendre à décourager les plus anciens et ceux pour lesquels la compétition n'est pas un objectif ; soit 11 élèves.
Il vaudrait mieux inscrire au club des chimpanzés qui, sans pratiquer le judo vont, avec leur force, gagner les
combats facilement. Mais ou sera le judo ?
Le judo est d'abord en lui-même un moyen d'acquérir et de développer
:
* - des qualités physiques telles que vitesse, force, souplesse,
agilité...
* - des qualités physiologiques comme l'endurance spécifique, la résistance spécifique,
* - des qualités techniques comme le système d'attaque, la liaison debout-sol, les systèmes de défense, le kumi kata
* - des qualités psychologiques : le mental, la motivation, la stabilité...
A suivre...
jmo
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La forme d'uchi mata de Yohann.
Echauffement
Uchi mata de Yohann
Uchi mata de Guy THOMAS en randori
Une vingtaine de Judokas étaient présents
Yohann sait prendre le temps de bien expliquer
Placement
et déséquilibre dans le O UCHI GARI
L'affiche de la rencontre du mercredi 28 mai