On reconnaît sur la partie gauche de la photo, le Professeur JM Oudine, et le Président, C. Bouchet« Depuis des siècles, ça bouge à La Rochelle. Richelieu y connut bien des difficultés, d’Artagnan s’y battit. Les Anglais perdirent, dans ses eaux, nombre de vaillants soldats et de beaux et fiers bateaux »
Le Judo y a également bougé... Il fait partie de l’histoire de la ville.
Tout a commencé avec André Debard, un des pionniers du Judo qui créa le "Jiu-Jitsu Club de La Rochelle" en 1948. C’était un essai timide, mais qui devait réussir au-delà de toutes les espérances, puisqu’il fallut bientôt ouvrir d’autres salles dans les villes de la région.
André Debard fut l’un des premiers à s’éloigner de la méthode Kawaishi et à se rattacher à la méthode Kodokan, lors de la venue en France du Maître Ishiro Abe, 7° dan.
De nombreuses ceintures noires furent formées à l’image du Judo d’André Debard ; un judo de souplesse dans lequel on appréciait beaucoup plus l’habileté, l’action subtile, la prise de risque au détriment de la force physique et brutale. Rivalland, Bouchet, Lucot, Perrachon, Desthermes, Sarraud, Thomas, Castets, Berton, Bourdon, Oudine, sont quelques uns des représentants de cette école. La victoire comptait peu, seul importait l’esprit dans lequel on pratiquait.
Sensibilisés à cet esprit, des bénévoles sont venus, comme dirigeants, se joindre et participer à la vie sportive et associative. Le Jiu-Jitsu Club de La Rochelle devint le Judo Club de La Rochelle.
Le club se développa avec des fortunes diverses, faites d’éclatements, de scissions, de fusions, de créations de sections… Au cours d’une fusion, le Judo Club de La Rochelle devint le Judo Sport Rochelais (JSR). C’est dans cette période qu’est né le Samouraï, mais aussi les sections de l’Ile de Ré, de Mireuil. La salle mère du JSR se déplaçait de locaux en locaux, tous vétustes, tous inconfortables. Cependant, en 1972, La Rochelle pouvait se flatter de compter, entre toutes ses sections et clubs associés, un millier de Judokas.
La section de la rue Réaumur, était dirigée par Jean Michel Oudine. 360 judokas évoluaient sur cette petite salle de 60 m². Y sont nées les nouvelles générations fières des principes enseignés par André Debard : entraide et prospérité mutuelles, et recherche d’un maximum d’efficacité par un minimum d’effort. Parmi eux, Machefaux, Bourdic, Leblond, Le Lan, Toumit, Arnoux, Mallebrera, Ménard… Tous de bons ambassadeurs du judo.
En 1973, le club fêtait son vingt cinquième anniversaire, et offrait un spectacle gratuit dans l’ancien encan. Ce jour-là, Roger Cadière, pressenti pour être Directeur Technique du JSR était venu s’installer à La Rochelle. L’importance du club, la perspective d’un grand dojo, nécessitaient la présence, à temps plein, d’un cadre technique professionnel.
A cette époque, le Président du Club, Claude Bouchet, ceinture noire 2° dan, conseiller municipal de La Rochelle, obtint le « must » : l’aménagement de la salle des Jacobins, un dojo de 200m².
Mais parallèlement quelque chose s’est éteint au JSR : la flamme de Debard.
En effet, l’orientation du JSR vers la « championnite », n’était pas ce qu’avaient connu « les pionniers » et les scissions n’ont fait que s’accentuer. Le Samouraï avec Jean Claude Bourdon à l’IUT, l’Ecole Rochelaise de Judo, créée et dirigée par Jean Michel Oudine, d’abord à l’ancienne salle de l’Encan, puis rue Thiers, puis rue Gambetta.
L’émulation entre ses trois clubs a été intense, chacun défendant ses principes éducatifs. Le Judo dans La Rochelle ne s’en est jamais aussi bien porté, tant en effectifs qu’en résultats. En 1986, c’était l’apogée.
L'Ecole Rochelaise de Judo comptait à elle seule, plus de 250 licences.
JMO.


âgés respectivement de 80 et 70 ans, avaient enfilé le judogi, et rejoints les jeunes de l'Ecole :
de l'application et du contrôle des décisions prises en Assemblée. Ils apportent une aide dans les secteurs de l'animation de différentes commissions. Il s'agit de