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Vendredi 3 mars 2006 5 03 /03 /2006 08:30
Vendredi 3 mars 2006

8- Vingt ans après, et remarques en vrac.

        Quelle longue interruption de pratique avec les judokas enfants rochelais. Vingt années ! Le problème du haut niveau africain, me les avait presque fait oublier.  Et cet après-midi, me retrouvant sur le tapis face à un groupe d’élèves de 7 à 9 ans, je ressens à nouveau un choc, et ce n’est pas la première fois depuis mon retour.

        Après réflexion, je crois qu'il est lié :
- au changement des mentalités et des comportements,
- au changement de l’attitude face au travail et à l’effort sur le tapis,
- au changement dans la présence trop protectrice de beaucoup de mamans en bordure de tapis.         Je les comprends, mais c’est inapproprié. Heureusement quelques unes ont déjà réalisé et n’interviennent plus pendant les cours. Je les en remercie.

        Nous reviendrons sur ces sujets qui risquent de freiner l’évolution de l’enfant, dans la maîtrise de son  corps et de son esprit.

         Heureusement l’intérêt des élèves demeure vif dès l’instant où ils bougent, mais il faut pouvoir aussi les canaliser. L’attention du Professeur doit être de tout instant, et la difficulté rencontrée est plus importante qu’autrefois.

        En règle générale, les enfants d’aujourd’hui sont « plus bébé physiquement et mentalement »,  tout en étant  plus « intellectuels ». Ils se dispersent trop facilement, et sont moins « dociles ».

         Depuis l'ouverture de la Nouvelle Ecole Rochelaise de Judo, au 44 de la rue Gambetta, chaque lundi de 17h 30 à 18h30 et mercredi de 14h30 à 15h30, nous apportons une attention particulière à la chute.

        Voilà les remarques que je me faisais mercredi dernier :

        Chez le groupe des 7-9 ans qui évoluait devant moi, la tentative de fixation d’un bon «rouler-frapper » dans la chute arrière, m’accaparait.
        Les séries de répétitions trop longue ne plaisaient guère de toute évidence. La même pratique moins astreignante, moins répétitive, au cours d’un jeu, m’a cependant permis d’apporter des corrections par le biais de commentaires pendant l’exercice. Pour garder l’intérêt je réduisais donc la quantité de travail dans une action plus ludique. Sûr, l’effort et le goût de l’effort sont en perte de vitesse. Et ce n'est pas par la contrainte que nous les inculquerons.

        Mais un objectif est à atteindre, en voici quelques éléments.

        Je n’ai jamais négligé les chutes dans mon enseignement et les résultats étaient bons. Lorsque les enfants, comme les adultes, savent chuter naturellement, cela signifie qu’ils tombent sans crainte, sans blessure, décontractés, légers, souples, et les progrès suivent.

        Dans toute la phase d’apprentissage, ce n’est pas lorsque l’on tombe qu’il faut chercher à ne pas perdre, mais avant la chute qu’il faut chercher à gagner. Mal tomber volontairement ou involontairement, aboutit inévitablement à la blessure.

        La chute avant, faite seul, est la plus éducative. J’ai toujours trouvé effrayant de voir des ceintures orange, vertes ou bleues avoir peur de tomber et de chercher dans une raideur intempestive, une mauvaise posture, ou un abandon sans contrôle, à éviter la chute ou à se laisser aller en se fiant à une hypothétique bonne étoile.

         Dans les projections,  il ne s’agit pas d’anticiper la chute mais d’accepter souplement la projection. A la fin de la chute, les pieds ne doivent pas se trouver en croix, mais ils doivent être parallèles entre eux, la plante du pied extérieur posée au sol, et l’autre jambe allongée.

 
A suivre…
JMO
 
Tous droits réservés : " 8- Vingt ans après et remarques en vrac..."
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 08:35
mercredi 8 mars

11- Esprit Judo et pratique.
Emerveillement et admiration sont les mots qui traduisent le mieux l’impression que l’on peut ressentir devant un bon judoka. Et un bon judoka n’est pas forcément un champion.
Beaucoup de professeurs « abîment » les élèves en voulant obtenir absolument des résultats sportifs précoces.
 


Education,attention,maîtrise...

L’enseignement du judo doit porter sur :
-l’éducation du corps (amélioration des qualités physiques)
-le perfectionnement technique (recherche d’une efficacité maximum)
-l’esprit (application des principes d’entraide et de respect mutuel).

Ces trois objectifs indissociables.
 

Des noms de champions sont plus célèbres que d’autres. Des noms de Professeurs aussi. C’est que le judo, bien fait ou bien expliqué, apparaît tellement simple que l’on ne mesure pas forcément le chemin à parcourir. Ce chemin n’est d’ailleurs jamais le même et chacun avance à sa vitesse.  Par contre il est indispensable d’observer les autres  pour en tirer des enseignements et pouvoir éventuellement se remettre en cause. Car il y a des routes qui sont meilleures que d’autres.

 

Essayons de faire un inventaire, en termes usuels, des conditions qui font dire : « c’est un bon judoka ».
Un bon judoka chute bien
Un bon judoka se tient droit
Un bon judoka attaque souplement
Un bon judoka esquive habilement
Un bon judoka ne bloque pas avec les bras
Un bon judoka évolue dans son travail
Un bon judoka respecte les lieux
Un bon judoka respecte les personnes
Un bon judoka respecte les règlements

           

Le principal ennemi du judoka est la peur. Oui, la peur, qu’elle soit de perdre ou de se faire mal, ou même celle d’être ignoré. La peur nuit au Judo, mais aussi à tous les arts martiaux. Elle est ancestrale et ne demande qu’à revenir.

      Le judoka doit utiliser la plus grande  partie de son temps à l’étude technique dans différents exercices :

Etude des chutes
Etudes statiques (déséquilibre, placement, projection)
Etudes en déplacements pré-arrangés (sur un ou plusieurs pas et dans plusieurs directions)
Etudes en déplacements libres (Yaku Soku Geiko)
Etudes sur un partenaire qui esquive (Kakari Geiko)
Etudes sur un partenaires qui résiste (Kakari Geiko)
Etudes libres (Randoris)
La compétition (Shiaï) est réservée à partir de la ceinture verte, c'est une épreuve occasionnelle). Elle est obligatoire (sauf rares exceptions) pour la ceinture marron et au dessus, jusqu'à la ceinture noire 5° dan.
  

Les différentes études ont d’abord pour objet : « lever les inhibitions, et mieux maîtriser son corps ».
La régularité dans l’entraînement est essentielle.
Si chaque jour, je m’efforce de saluer mon partenaire et fais attention à lui, je prends conscience des autres,
c’est le respect mutuel et l’entraide.
Si chaque jour je salue le tapis et m’efforce de ne pas confondre le dojo avec un parc d’attraction ou une cours de récréation, je respecte les lieux et les règlements.
Si chaque jour, je m’efforce d’obtenir de meilleurs résultats, j’éduque mon corps autant que mon esprit.

 

D’autre part, le judo n’est pas une recette de cuisine. Ce n’est pas la quantité de techniques qui fera un bon judoka !  C’est la qualité de l’action et son opportunité.
 

Enfin, être un bon TORI (celui qui agit) s’est obligatoirement être un bon UKE (celui qui aide). C’est en travaillant avec de bons partenaires que l’on progresse le mieux. Car un travail ne peut-être profitable que s’il est compris des deux partenaires.

Dans l’étude, qui se fait à deux, si l’on se déplace librement et que l’on chute dans le temps, on avance dans la voie du Judo, et celui qui n’avance pas, freine. Celui qui anticipe sur la chute, non seulement régresse mais fait régresser son partenaire.

 

Mais le Professeur reste aussi un étudiant aux côtés de ses élèves. C’est en quelque sorte le troisième partenaire. Il observe, évalue sans cesse les niveaux, et propose toujours les exercices adaptés et cohérents, afin de perfectionner les bases. Il est le bâtisseur. C’est l’entrepreneur. Car si les fondations ne sont pas bonnes, la maison sera fragile et ne résistera pas au temps et aux intempéries.

-Négliger les bases revient à empêcher les élèves de progresser.

-Proposer trop tôt des exercices durs du type « compétition » risque d’être nuisibles au corps, et à l’évolution.

Rien ne doit être contraire aux principes de sécurité, et au calme de l’esprit de tous les pratiquants en général. Faire comprendre peu à peu, sans lasser, ni brusquer, c’est la tâche principale du Professeur de Judo…
 
A suivre…
JMO

Tous droits réservés : "11 - Esprit Judo et pratique."
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 08:11
Vendredi 21 avril 2006

31- Initiation gratuite pour les petits

        Prélude au sport en famille pour lequel la Nouvelle Ecole Rochelaise de Judo mettra l'accent dans le courant de la saison 2006-2007, une initiation gratuite est offerte ce trimestre. Elle est destinée aux  enfants de maternelle qui entreront à la "grande école" en septembre prochain.

Maxime, l'élève le plus jeune de l'NERJ

        Chaque mercredi de 15h30 à 16h30, au Dojo Municipal, 44 rue  Gambetta  à La Rochelle, du 2 mai au 22 juin  2006, une initiation gratuite sera proposée par la Nouvelle Ecole Rochelaise de Judo. Seule la licence assurance (29€) sera exigée; elle est reversée intégralement à la Fédération.

        Les séances auront lieu pieds nus, les enfants devront disposer d'un short, d'un tee-shirt. Des chaussons seront exigés pour accéder du vestiaire au tapis.

        A la fin de l'initiation, un passage de grades permettra aux enfants qui auront suivi le cycle, d'obtenir le grade de ceinture blanche 1° dan.

N'oublions pas:

 Le Judo est un jeu et un plaisir.
 Le judo aide l'enfant à grandir et à s'épanouir.
 Il pas
se du temps avec ses nouveaux copains.
  
    Il apprend à tomber sans se faire mal.

    Il apprend à canaliser son énergie.
   

Il prend conscience de ses forces et de ses faiblesses.



à suivre...
JMO

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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 19:00
Mercredi 24 mai 2006

43- L'expérience des petits

Article dans le journal Sud Ouest du 17 mai 2006

        Le Journal Sud-Ouest l'avait annoncé : les enfants de grande section de maternelle qui intègrent en septembre 2006 le cours préparatoire, bénéficient d'une initiation gratuite sur le tapis de judo.
        Cinq enfants de 5 ans se sont présentés mercredi dernier à la salle, avec la ferme intention de découvrir le Judo. Cette pré-initiation se déroule sur une dizaine de séances. Le port du Judogi n'est pas nécessaire, les cours sont gratuits. Seule la licence et le certificat médical sont indispensables.


Cinq bambins de cinq ans bien décidés à ne pas perdre un instant.


        Agir, écouter, s'exprimer, mais dans le respect mutuel, sont les éléments du programme ; mais ne pas faire  "du n'importe quoi, ni du n'importe comment".

        La satisfaction de bouger dans un lieu sécurisé, le plaisir du jeu et de la découverte,  sont les moteurs d'expériences privilégiées. Les activités du pré-judo sont riches en beaucoup de domaines de l'éducation. On y retrouve la sagesse des grand-mères, et la joie de vivre. Attention, La possibilité d'accueil pour ce cours est limitée à 10 enfants.
Les séances ont lieu chaque mercredi de 15h30 à 16h30 jusqu'au 28 juin 2006. Pour tous renseignements : 05 46 67 49 95 ou 05 46 44 86 58.


A suivre...
JMO
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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /2006 09:43
Dimanche 25 juin 2006

52- Grades, compétition, sécurité et conscience

       l'Ecole qui regarde vers la mer (LIN KAI KAN)

            
           
L’éducation par le  judo améliore le calme et le contrôle de soi. Mais ces qualités ne s'obtiennent  pas du jour au lendemain. Un long apprentissage est nécessaire. Le Judo permet cette éducation et implique la notion de travail et une interaction. Cette interaction s’établit entre le Professeur, l’élève et le groupe. Ce lien triangulaire est coauteur du développement du judoka.

      L’élève n'est jamais un récipient passif à qui l'on apprend seulement des tas de mouvements.


       
            Ces dernières années, la mode avait voulu glorifier la compétition jusqu'à la destruction du respect des autres. Des raccourcis étaient même proposés pour que très vite, le moindre débutant monte rapidement sur un podium avec des incitations du genre : "bloque ton adversaire... amène-le à sortir... plie-le... casse le.... attaque le… " .
   
  Où étaient l'éducation ? Où était  le respect? Où était le judo ?

        Par opposition, chez une minorité de professeur,  une hyper protection avec éviction complète de la compétition avait vu le jour, et ce, pour tous  les grades, même pour la ceinture marron... Ce qui n'était pas mieux.

La technique de l'autruche qui se cache pour ne pas voir, n'est pas une technique valable pour les judokas, ni une pédagogie pour les enseignants.

        Il faut donner à nos élèves, des occasions de victoire pour renforcer leur confiance en eux. Il ne pas dire ou faire à leur place, ni trop les protéger. Car alors, ces  judokas mis  brutalement face à la réalité du combat auront des conduites à risques. Risques de traumatismes par blessure, physique ou mentale, pour eux comme pour les autres. Cela risquerait alors d'être irréversible, ou en tout cas, difficilement réparable.

        Il existe chez l'être humain des stratégies "adaptatives", qu'il nous faut exploiter pour éduquer. Le judo est, ne l'oublions pas, un art martial. Il perdrait de son identité si l'on excluait totalement la compétition. Mais il faut la doser et progresser. Il n'y a pas "une" méthode mais des orientations :

– Acquérir d’abord les acquisitions de base, respect des lieux et des personnes, chutes, déplacements, techniques,  c’est le programme de la ceinture jaune

- Maîtriser ces techniques de base en variant déplacements et pratiques, c’est le programme de la ceinture orange.

- Continuer l’acquisition de ces maîtrises en introduisant périodiquement des confrontations. C’est le programme de la ceinture verte. C'est là qu'apparaît la notion de compétition.

- Au-delà, on  continue le perfectionnement de tous ces exercices, en introduisant l’étude de techniques plus élaborées, mais en faisant le point régulièrement en combat. Cette confrontation est indispensable périodiquement. Elle doit-être réelle, au minimum une fois tous les ans, pour faire le point.

Pour les adolescents et les adultes, la notion de compétition est une notion accessible à tous puisque le nombre de participants sur la région facilite largement le respect des catégories d’âges,  de poids, et même de grades. Il convient aussi de savoir qu’une épreuve de combats en poule est obligatoire pour les passages de grades de la ceinture noire "technique".

Ainsi, dès la ceinture verte, une compétition annuelle aide l'élève et son Professeur à faire le point. L'élève apprend à se connaître lui-même. Il affronte soit la réalité de l'échec, soit celle de la victoire.

La défaite se transforme en victoire parce que l'on apprend à savoir  perdre

La victoire apprend encore, lorsque l'on gagne en respectant l'autre.

Dans tous les cas, on ne doit pas perdre ni 'le sens de l'autre' ni "la reconnaissance de sa valeur". Pas question non plus de soumission, ou d'indifférence.

Mais attention !  la compétition n'est pas une fin en soi, mais un moyen pour faire le point.
 
    

A suivre...
JMO
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /2007 08:00
Samedi 29 septembre 2007

127 – Discrétion et solidarité    

  T'CAP eco
Vêtements d'occasion
            Association Loi 1901
Entreprise d'insertion - SIREN 392 530 960
        4, rue Esprinchard - BP 2062
      17010 LA ROCHELLE Cedex 1
  05 46 41 79 09 - Fax 05 46 41 79 10
       
e-mail : tcaptextile@wanadoo.fr
    internet :
http://tcapeco.17-flash.com 


          Il est de ces familles adorables qui donnent sans compter dans la discrétion et l’anonymat le plus complet. Aussi ai-je décidé de rompre le silence et de parler d’eux. Aujourd’hui, c’est le cas de Christophe DURAND et de son épouse Sylvie ROUSSELIN-DURAND.

          Depuis deux ans, Christophe vient régulièrement au club, souvent deux bonnes heures avant son cours, pour donner un coup de main à l’encadrement des jeunes élèves. Il aime les enfants et c’est avec son cœur qu’il contribue à l’éducation des judokas dans le pur esprit du Judo.

          Son épouse, Sylvie ne pratique pas le judo, mais elle accompagne Mathieu, son fils à la salle.. Sylvie travaille à T’CAP ECO, une entreprise et un chantier d’insertion dans le secteur du vêtement d’occasion, oeuvrant dans la récupération, le tri et recyclage de textiles, chaussures, sacs à mains...
          Après avoir parlé dans son entreprise, au Président Bernard RANSON, réprésentant du Conseil d'Administration, et à la Directrice Bérangère GILL du problème de l’NERJ pour les judogis de prêt, elle s’est vu confier le soin de nous remettre plus d’une centaine de ces vêtements d’entraînement, pour le bonheur de ceux qui veulent « essayer » le judo.

          Grand merci à T’CAP ECO et à la famille ROUSSELIN DURAND.

A suivre…
jmo
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