Après réflexion, je crois qu'il est lié :
- au changement des mentalités et des comportements,
- au changement de l’attitude face au travail et à l’effort sur le tapis,
- au changement dans la présence trop protectrice de beaucoup de mamans en bordure de tapis. Je les comprends, mais c’est inapproprié. Heureusement quelques unes ont déjà réalisé et n’interviennent plus pendant les cours. Je les en remercie.
Nous reviendrons sur ces sujets qui risquent de freiner l’évolution de l’enfant, dans la maîtrise de son corps et de son esprit.
En règle générale, les enfants d’aujourd’hui sont « plus bébé physiquement et mentalement », tout en étant plus « intellectuels ». Ils se dispersent trop facilement, et sont moins « dociles ».
Voilà les remarques que je me faisais mercredi dernier :
Chez le groupe des 7-9 ans qui évoluait devant moi, la tentative de fixation d’un bon «rouler-frapper » dans la chute arrière, m’accaparait.
Les séries de répétitions trop longue ne plaisaient guère de toute évidence. La même pratique moins astreignante, moins répétitive, au cours d’un jeu, m’a cependant permis d’apporter des corrections par le biais de commentaires pendant l’exercice. Pour garder l’intérêt je réduisais donc la quantité de travail dans une action plus ludique. Sûr, l’effort et le goût de l’effort sont en perte de vitesse. Et ce n'est pas par la contrainte que nous les inculquerons.
Mais un objectif est à atteindre, en voici quelques éléments.
Je n’ai jamais négligé les chutes dans mon enseignement et les résultats étaient bons. Lorsque les enfants, comme les adultes, savent chuter naturellement, cela signifie qu’ils tombent sans crainte, sans blessure, décontractés, légers, souples, et les progrès suivent.
Dans toute la phase d’apprentissage, ce n’est pas lorsque l’on tombe qu’il faut chercher à ne pas perdre, mais avant la chute qu’il faut chercher à gagner. Mal tomber volontairement ou involontairement, aboutit inévitablement à la blessure.
La chute avant, faite seul, est la plus éducative. J’ai toujours trouvé effrayant de voir des ceintures orange, vertes ou bleues avoir peur de tomber et de chercher dans une raideur intempestive, une mauvaise posture, ou un abandon sans contrôle, à éviter la chute ou à se laisser aller en se fiant à une hypothétique bonne étoile.
Dans les projections, il ne s’agit pas d’anticiper la chute mais d’accepter souplement la projection. A la fin de la chute, les pieds ne doivent pas se trouver en croix, mais ils doivent être parallèles entre eux, la plante du pied extérieur posée au sol, et l’autre jambe allongée.
JMO
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l'Ecole qui regarde vers la mer (LIN KAI KAN)